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Le pouvoir de la prière et celui de la sainte Cène pour atteindre les gens

Le ministère de présence de l’Aumônerie du Fellowship manifeste l’amour du Christ. Les aumôniers et les aumônières du Fellowship constituent un prolongement de nos Églises locales, souvent dans des communautés fermées. Celles-ci demeurent « fermées », puisque l’accès n’y est autorisé ni au clergé ni aux congrégations, qui, lorsqu’ils tentent d’établir des liens, y sont mal reçus. Ainsi, les pasteurs ne sont pas autorisés à accéder à un poste de police pour y exercer un ministère. Les aumôniers, eux, y sont cependant bien accueillis.

Voici les récits d’un aumônier et d’une aumônière. Veuillez prier pour eux.

La puissance de la résurrection se déploie sur la mer

Pour moi, le dimanche matin, passé à bord des navires canadiens de Sa Majesté, demeure le meilleur jour de la semaine, lorsque je suis déployé lors des opérations navales des Forces armées canadiennes. C’est le jour où se rencontrent les croyants en Christ et toutes les autres personnes qui s’aventurent à prendre part au culte dominical de l’aumônier. La vie à bord peut s’avérer mouvementée pour nos marins. Leur sommeil se fait rare pendant les exercices d’entraînement. À vrai dire, il leur arrive de passer des jours sans voir le soleil sur le pont supérieur. Le devoir des opérations, en effet, les submerge. Le capitaine accorde une permission d’une heure à nos marins. Ils se réunissent autour de la parole de Dieu, profitent de la communion fraternelle avec leurs camarades et avec Jésus, le Sauveur de nos âmes.

En tant qu’aumônier déployé, je trouve important d’offrir le pain et la coupe à la fin de chaque culte. C’est à ce moment que nous pouvons expérimenter les paroles de l’apôtre Paul : « […] de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection […] », selon Philippiens 3.10 (Colombe).

En tant que militaire, vivre pour le Christ s’avère difficile. Les déplacements fréquents empêchent ses membres de se lier avec une nouvelle Église; ou encore, ils sombrent dans des habitudes qui n’honorent pas le Christ. Par ailleurs, quelque chose survient lors d’un déploiement si bien que beaucoup de membres aspirent à renouveler leur foi.

Je me souviens d’un déplacement d’une semaine en Ukraine. J’y ai accompagné un groupe de sapeurs, ces ingénieurs de combat à qui j’avais offert de prendre part à la communion à tous ceux qui le souhaitaient. Un sergent, âpre, a accepté mon offre. Il est venu accompagné de l’un de ses pairs, un caporal-chef. Ce dernier a raconté qu’il n’avait pas pris part à la communion depuis longtemps. J’ai été ravi lorsque cet âpre sergent a commencé à expliquer l’Évangile et la signification des symboles du corps et du sang du Christ. Ce sergent éprouvait des difficultés dans sa foi. Sa rencontre avec Jésus et sa communion avec lui a renouvelé nos forces, à lui comme à moi, ce jour-là.

Je me souviens que nous avons tous deux pris part à la communion à plusieurs reprises sur le Pacifique. Les marins, en proie aux difficultés à vivre leur foi au grand jour lors de leur retour à la maison, pleuraient, animés d’une joyeuse repentance. Ils ont remercié Jésus d’avoir donné son corps et versé son sang pour en faire de nouvelles créatures. Chanter le cantique Grâce infinie, avec eux, puis prendre ces mêmes éléments que le Christ a donnés à son Église « en mémoire de lui jusqu’à ce qu’il vienne ». Tout cela constitue un formidable rappel de la puissance du Christ et de sa résurrection.

 Je déborde de joie à la fin de chacun des cultes dominicaux célébré à bord d’un navire. J’y suis témoin que le Christ envahit les forteresses des ténèbres dont il se moque publiquement chaque fois qu’un marin confesse son amour pour le Christ. À Jésus, soit la gloire!

— Robert Schweyer est aumônier dans la marine, basé à la CFB Esquimalt sur l’île de Vancouver. Il a été déployé une fois en Ukraine en 2021 ainsi que l’an dernier, sur le Pacifique sur l’HMCS Vancouver.

La puissance de la résurrection s’invite dans les marges

Depuis le début de 2024, pendant la première année de Mission to the Margins’ (M2M) à Kitchener, la marche de prière pour notre ville est véritablement devenue la partie la plus importante de ma semaine. Tant et si bien que je la surnomme notre « marche de puissance » hebdomadaire. Lors de nos promenades, nous formons un petit groupe qui se réunit pendant environ une heure. Nous parcourons plusieurs itinéraires dans notre ville. Pendant que nous marchons, nous prions pour les personnes dans le besoin dans notre collectivité et pour les organisations qui servent les démunis. Ces organisations tentent de voir au-delà des symptômes physiques. Nous reconnaissons que notre lutte s’adresse « contre les principautés, les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. » Selon Éphésiens 6.12 (Colombe).

Un immeuble qui héberge des femmes qui sortent de l’itinérance ou d’un refuge nous tient particulièrement à cœur. Lorsque j’ai rencontré son personnel, je confesse que mes attentes étaient basses. Moi, Karen, une chrétienne d’âge mûr, je dépose ma carte d’aumônière à l’une des organisations les plus séculières de la ville! Je croyais qu’on allait écarter mes coordonnées du revers de la main. Quatre jours plus tard, cependant, j’ai reçu un appel d’un membre du personnel de cet établissement. On m’a demandé si je voulais me rendre là-bas pour prier dans l’un des appartements de l’une de leurs locataires. Cette occasion a conduit à plusieurs autres. Par exemple, on m’a demandé de peindre quelques appartements et de rencontrer des femmes à titre individuel. De plus, nous organisons un événement intitulé « Soirée des dames sans techno » où un petit groupe de bénévoles du M2M apportent des collations et préparent des activités en commun sans écran. Avec des conversations comme points de départ, des amitiés se nouent avec des femmes souvent mises à l’écart.

Avant chacune de ces « Soirées des dames sans techno », nous consacrons une demi-heure à la prière. Nous reconnaissons notre incapacité à répondre aux besoins de ces dames prisonnières de cycles de dépendance. Ces femmes au cœur brisé éprouvent des problèmes de santé mentale et connaissent des relations rompues.

Nous reconnaissons particulièrement la puissance du Saint-Esprit qui insuffle sa vie à ce qui est mort! Nous lui demandons d’agir et de se faire connaître lorsque nous entrons dans cet immeuble. Et nous lui demandons, comme le dit le cantique, d’y « changer l’atmosphère ».

Dès le départ, dans notre ministère, les résidantes comme les membres du personnel nous affirment : « J’aime l’énergie que vous apportez à cet endroit. »; « Lorsque vous êtes ici, tout cet endroit se transforme. » ou « Vous nous apportez les meilleures impressions! » Nous avons l’assurance du sens de l’humour du Saint-Esprit, lorsque l’on souligne notre « énergie » et les « impressions » envers ces femmes éloignées de lui. Nous savons qu’elles ressentent que c’est lui qui agit en nous!

Veuillez prier avec nous pour qu’il conduise ces femmes auprès desquelles nous œuvrons à la vie et à la puissance du Christ. Romains 8.11 affirme : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Colombe)

— Karen Bast, aumônière communautaire employée, œuvre à Kitchener en Ontario auprès de Mission to the Margins. Cet organisme « existe pour veiller à ce que les démunis s’investissent dans l’Évangile et à ce que l’Église s’investisse auprès des démunis. » Karen se passionne de se rendre dans des endroits oubliés ou ignorés. Elle aime montrer aux gens la voie de la guérison et de plénitude spirituelle que seule l’œuvre de Jésus peut offrir. Karen et Jacques, son mari, sont parents de trois enfants.

Merci, Rob et Karen

Rob et Karen sont respectivement aumônier et aumônière, tous deux partenaires du Fellowship dans les Forces armées canadiennes et auprès de Mission to the Margins (M2M). Ils sont une extension de nos Églises. Ils constituent les « mains et les pieds » de Jésus dans des endroits où nos Églises découvrent souvent des obstacles. Veuillez prier pour les aumôniers et les aumônières du Fellowship.