Cybercarnet du président

Un aumônier rencontre des gens de paix

La COVID-19 a entraîné des restrictions qui se poursuivent avec très peu de lumière au bout du tunnel. Pour combien de temps ?

Vous souvenez-vous de ce chant des années 70 « The King is Coming » de Bill and Gloria Gaither? Aujourd’hui, les paroles de ce chant semblent prophétiques :

« Le marché est vide
Plus de circulation dans les rues
Les outils du bâtisseur sont silencieux
Plus de temps pour récolter le blé
Les ménagères ont cessé leur travail
Au tribunal, plus d’argumentation
Le travail sur cette terre a été mis en suspend
Pendant que tout le monde examine le sort de la COVID... »

(D’accord, ici, j’ai adapté les paroles)

Les aumôniers du Fellowship sont affairés

Au Fellowship, nos aumôniers sont demeurés affairés pour trouver des moyens créatifs pour poursuivre l’exercice de leur ministère dans la vie des gens au travail comme ceux dans la collectivité.  Nos aumôniers servent beaucoup de gens qui sont considérés comme travailleurs essentiels dans notre société. C’est ainsi que leur ministère de présence se poursuit. Voici quelques-uns de leurs nouveaux récits :

Len Reimer : à Woodstock en Ontario

« Mise à part trois semaines, soit du 25 mars au 14 avril, le Woodstock Ministry Centre a été ouvert pendant cette pandémie. Le Seigneur s’est montré fidèle dans ce ministère. Il y a eu un peu moins de circulation. Ainsi, nous entretenons des liens là où se trouvent les conducteurs : dans le stationnement, à la station d’essence, à la salle de lessive ou dans l’ère commerciale. Nous maintenons nos liens par téléphone, messages textes, par Internet, etc.»

« Nous nous sommes demandé : « Comment atteindre nos routiers pendant ces moments difficiles ? Comment pouvons-nous répondre de manière concrète à leurs besoins et leur démontrer que des gens se soucient d’eux et sont reconnaissants de ce qu’ils font ? ». Quelqu’un a suggéré l’idée de préparer des sachets de collation que nous remettrions à nos routiers. En avril, un routier s'est arrêté à la chapelle. 36 rencontres avec des routiers se sont déroulées dans le stationnement et dans l’ère commerciale. « Comme c’est bon de vous voir ici ! » furent les premières paroles du routier venu à la chapelle. En mai 21 visiteurs se sont rendus à la chapelle. Nous avons eu 85 rencontres avec les routiers dans le stationnement ou dans l’ère commerciale. J’ai emporté des sachets de collation et je me suis rendu dans le stationnement. Le premier routier à qui j’en ai offert m’a dit : « Vous n’avez pas idée combien votre geste me fait chaud au coeur. » J’ai eu beaucoup d’occasions de rencontrer des routiers pour les encourager.

« En juin, nous avons recensé deux visiteurs à la chapelle, 210 rencontres inscrites avec des routiers dans le stationnement ou dans l’ère commerciale. Nous avons remis beaucoup de sachets de collation que tous ont bien acceptés. Certains routiers se sont même exclamés : que Dieu vous bénisse ! J’ai remis un sachet de collation à un routier assis dans son camion. Il était au téléphone. Il a fait une pause et m’a demandé : « Êtes-vous ceux qui remettez des bas de Noël ? » Quand je lui ai répondu dans l'affirmative, il m’a dit : « Il y a quelqu’un qui veut vous parler » en me remettant son téléphone. C’était sa femme qui m’a exprimé sa reconnaissance pour le bas de Noël. Quelle rencontre encourageante ! Gloire à Dieu !

« Nous avons remis plus de 250 sachets de collation en tout. » Ils ont tous été accueillis avec reconnaissance. »

Russ Buckerfield: aumônier à l’hôpital et à l’hospice, à Huntsville en Ontario

« Chaque fois que je me rends à l’hôpital rural des environs où j’ai le privilège de servir comme aumônier bénévole, je suis récompensé. J’ai pris du recul et réévalué si je devais poursuivre mes visites là-bas lorsque cette pandémie a frappé. Les membres du conseil d’administration de cet hôpital considèrent l’aumônerie comme un service essentiel. Notre petit-fils de six ans, qui éprouve des problèmes respiratoires, vivait chez nous pendant la semaine, étant donné la pénurie de services de garde et de camps de jour. De plus, ma femme Cheryl avait été atteinte d’un cancer de la thyroïde il y a quelques années. Son opération à cet effet avait paralysé ses cordes vocales et entraîné des difficultés respiratoires. Je ne voulais pas mettre leur santé en péril.

« Après avoir hésité en mars et en avril, le fait que notre ministère en soit un de présence et que je n’étais pas présent, m’a mis au défi. Nous avons prié et en tant que famille, nous avons abordé le sujet. J’ai donc rencontré l’aumônier principal de l’hôpital. Nous avons convenu qu’avec les mesures de protection appropriées (ÉPI) en place, le risque encouru pour ma famille demeurait faible. J’ai eu une rencontre d’orientation à l’hôpital pour me familiariser avec les protocoles de sécurité liés à la COVID-19 et j’ai repris mon ministère la semaine suivante.

« Maintenant, j’emporte un sac à dos qui contient des vêtements et une paire de souliers que je porterai aussitôt arrivé à l’hôpital. .Je change de vêtements et porte ceux du sac à dos et avant de partir, je me remets mes autres vêtements. Après mon service, je me rends directement à la maison et je me change à nouveau dans le garage, puis je prends immédiatement une douche. Je fais aussitôt la lessive de tous mes vêtements. Puis je désinfecte tout ce que j’ai touché : ma montre, mon téléphone et les articles de mon véhicule.

« Deux choses se sont concrétisées par mon retour au ministère. La première : le fait qu’il n’y a eu que très peu ou pas de cas de COVID-19 m’a permis de renouer davantage avec les infirmières, les médecins, les physiothérapeutes, etc. et de mieux connaître leurs situations respectives. Plusieurs d’entre eux m’ont fait part de récits très personnels : nous avons pu en parler. La deuxième : les patients de cet hôpital ont été très seuls, sans visiteurs. Ils apprécient chacune des visites qu’ils reçoivent. Je dispose de plus de temps pour écouter leurs récits et prier pour eux.

Je suis si reconnaissant que Dieu m’utilise pour effectuer ce ministère. Je continue à prier pour obtenir la sagesse, pour qu’il me protège et pour que je puisse véritablement être capable de représenter le Christ auprès de ceux que je rencontre. »

Jeff Hesselink: aumônier communautaire, à Cambridge en Ontario

« Aujourd’hui, je m’approche de l’un des plus grands camps d’itinérants situé juste en dehors de ma ville. Mon grand sac à dos est rempli de bouteilles d’eau, d’une glacière de sandwichs de beurre d’arachide et de confiture et j’emporte un autre sac rempli de bibles. J’ai apporté également des traités du récit de l’Évangile publiés par Crossway ainsi que des grands sacs de type Ziploc qui renferment de l’insecticide, du savon, des allumettes, des pansements, du shampoing, un crayon et du papier, un Nouveau Testament de poche et d’autres articles essentiels pour hommes et femmes.

« J’entre dans une société entièrement distincte, un groupe de personnes véritablement différentes. La vie ici est nomade : les gens séjournent de camp en camp, souvent en bordure de la ville, souvent dans un endroit boisé. Ici, il n’y a ni électricité, ni eau courante, ni renforcement des lois pour servir et protéger la population. Un chef « tribal » et une série de règles permettent au camp de fonctionner. Pas de vol, pas question de tromperie matrimoniale, pas d'excès de bruits ni de comportements déréglés. Si une personne respecte ces règles, elle peut ériger son camp et profiter d’une paix relative. Ces camps sont situés tout autour de la ville. Le plus petit d’entre eux compte entre trois et quatre personnes et le plus grand entre 20 et 40 personnes.

« Je me sens tel un missionnaire qui établit des liens avec des gens de nouvelles tribus. Par la grâce de Dieu et uniquement par celle-ci ! J’ai rencontré de manière constante une personne de paix qui se porte garante de moi, puisque je suis étranger et que je ne suis pas d’abord le bienvenu. J’obtiens ainsi rapidement la faveur de certaines personnes. D’autres me tolèrent, parce que je leur apporte des articles essentiels dont ils ont besoin au quotidien.

« Je suis honoré d’être un outil de Dieu dans ce travail et d’être le représentant de l’Église. J’apporte la présence du Christ à ces gens si éloignés de nos églises. J’espère encourager ces lumignons fumants et soutenir ces roseaux abîmés. J’espère également communiquer l’espoir et l’amour du Christ, de corriger certains petits malentendus à propos de Dieu et du message des Écritures. Je dois d’abord être beaucoup à l’écoute et simplement être présent. »

Priez pour les aumôniers du Fellowship

Ce ne sont là que trois récits parmi tant d’autres. Joignez-vous à moi pour prier pour nos aumôniers du Fellowship qui poursuivent leur ministère de présence, prolongement de nos Églises locales dans les lieux de travail et au sein des collectivités où nous vivons.

À votre tour, vous aussi vous pouvez devenir aumônier ou aumônière du Fellowship ! L’Aumônerie du Fellowship compte plus de cent ouvriers dont près de soixante sont classés comme aumôniers bénévoles.  Ces aumôniers bénévoles sont membres d’Églises du Fellowship, recommandés par leur pasteur et oeuvrent dans leur collectivité. Certains de nos aumôniers bénévoles consacrent deux à trois heures par semaine pour visiter l’hôpital de leur région, les établissements de soins de longue durée, les postes de police, les équipes sportives, les centres d’hébergement, les relais routiers, les aéroports et bien d’autres endroits.

Consultez notre site Internet : https://www.fr.fellowship.ca/LAumonerieduFellowship pour en apprendre davantage et considérer dans la prière le dépôt de votre candidature. Vous recevrez la reconnaissance et l’accréditation qui vous permettront de visiter beaucoup d’établissements de votre voisinage.

 Pour toute question, pourquoi ne pas communiquer avec le révérend Larry Freeman lfreeman@fellowship.ca, coordonnateur de l’Aumônerie du Fellowship.