Cybercarnet du président

Le quart d’entre nous forme un disciple

Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, l’Église existe dans un environnement malveillant. Jésus l’avait promis.

L’Église au Canada est-elle suffisamment saine pour affronter les défis qui nous attendent demeure l’importante question sur laquelle nous devons nous pencher. Il y a quelques temps, soit en janvier 2019, je vous ai indiqué dans quelques-uns de mes cybercarnets que j’entends certains « cliquetis », signes de redynamisation chez quelques-unes de nos Églises. Nous ne constituons pas une armée, cependant. Des os desséchés demeurent en grand nombre (Ézékiel 37) dans le cimetière des Églises baptistes.

Quelle est la mesure de notre santé ?

Une étude de Barna publiée il y a quelques années qui portait sur l’état de la formation de disciples, révélait de tristes nouvelles. Elle comportait des entrevues auprès de 833 pasteurs et de 2 013 adultes chrétiens. Voici certaines révélations concernant notre santé spirituelle :

  • Chose encourageante, 52 % des chrétiens adultes croient assurément que l’Église effectuait du bon travail lorsqu’elle favorise la croissance spirituelle des gens. 40 % ont répondu que l’Église faisait vraisemblablement un bon travail.
  • Les dirigeants des Églises demeuraient cependant beaucoup plus pessimistes. Seul 1 % d'entre eux ont répondu que l’Église faisait un très bon travail de formation de disciples auprès des jeunes croyants et 60 % ont répondu qu’elle ne faisait pas un bon travail dans la formation de disciples.
  • Fait encourageant : l’étude de Barna de 2015 souligne que 77 % des chrétiens dévoués ont indiqué leur désir de voir de la « croissance dans leur vie spirituelle. » D’ailleurs, 23 % (soit le quart des répondants) d’entre eux ont indiqué qu’ils forment quelqu’un en tant que disciple et que 94 % des pasteurs ont rapporté qu’ils forment un disciple.
  • 25 % des chrétiens consacrés désiraient que leur croissance spirituelle survienne au sein d’un petit groupe. 40 % d’entre eux désiraient croître seuls et 16 % préféraient plutôt être formés en tant que disciples un à un avec quelqu’un d’autre.

L’élément fondamental provenant de cette étude consiste au besoin de l’Église locale d’élaborer un parcours de formation de disciples, une approche délibérée qui assure le rayonnement de disciples qui forment des disciples.

En effet, la formation de disciples ne survient pas par hasard. Elle doit être délibérée. Si vous disposiez de trois minutes pour présenter le plan de parcours de formation de disciples de votre Église... Sauriez-vous le faire ?