Cybercarnet

Steve Jones, le président du Fellowship, encourage et met au défi les membres de la famille du Fellowship par ses courriels hebdomadaires.  Nous sommes heureux de vous annoncer que vous pouvez maintenant consulter ces courriels en ligne chaque semaine.

Nous espérons que vous aussi, vous serez encouragés et mis au défi par ces réflexions hebdomadaires de Steve.

 


Archives

L’entretien d’un aumônier dans un documentaire vu par des millions de téléspectateurs
17 Septembre 2018

Les aumôniers du Fellowship exercent un ministère dans des endroits où l’Église et les membres du clergé n’ont pas toujours accès. Nous les surnommons « milieux fermés ». En effet, un pasteur ou un croyant ne sont pas libres d’entrer dans un poste de police pour témoigner de l’amour de Christ. Un aumônier, lui, peut le faire.

Au cours des quatre dernières années, notre ministère de l’Aumônerie est passé de 27 à 79 aumôniers. C’est une formidable croissance. Nos aumôniers sont actifs dans un ministère de présence et aspirent à démontrer l’amour de Christ à de nombreuses personnes qui n’entreraient jamais dans une Église. La vie des gens est touchée. Ainsi, plus de cinquante personnes parmi les employés et les voyageurs à la chapelle du Pearson Toronto Airport sont venus à Christ l’an dernier par le ministère de nos aumôniers du Fellowship à cette aérogare.

Je reçois beaucoup de bonnes nouvelles semblables de la part des aumôniers du Fellowship. Voici à cet effet quelques mises à jour de la part de Guy Gravel et de Wil Seppenwoolde :


Guy Gravel, aumônier du Fellowship dans un centre carcéral
Des nouvelles de la prison

Guy Gravel est à l’œuvre dans un centre carcéral fédéral de Joliette : « Je suis aumônier dans cet établissement depuis deux ans maintenant, témoin de la puissance et de la fidélité de Dieu. Au cours de l’an dernier, j’ai vu le nombre de bénévoles liés aux soins pastoraux passer de cinq à trente. Ces bénévoles, rattachés aux Églises dans la région de Lanaudière se rendent à cet établissement pour y tenir des activités et témoigner de leur foi. D’autres bénévoles viennent chercher les détenues qui ont reçu la permission de sortir de l’établissement pour participer au culte ou à des activités religieuses dans la région. Nous avons pu effectuer plus de trois cents sorties semblables en 2017. Depuis le mois de février 2018, le nombre de permis pour de telles sorties accompagnées a considérablement diminué pour plusieurs raisons hors de ma portée.

Documentaire dérivé de la mini-série télévisée Unité 9.

En octobre 2017, une recherchiste de la populaire série télévisée UNITÉ 9 a communiqué avec moi pour faire un documentaire sur le travail de l’aumônerie en milieu carcéral. J’ai accepté après beaucoup d’hésitation et de réticence. Une heure d’entretien ne produit que quelques minutes de film et je craignais que la plupart des sujets que je voulais présenter soient supprimés. Et j’ai demandé des prières pour que Dieu me guide. Puis j’ai rencontré Danielle Trottier, l’auteure de la série UNITÉ 9, pour lui exprimer que je voulais sensibiliser les Églises et les groupes confessionnels sur les besoins des femmes qui se tournent vers Dieu. Pour aider les détenues dans leur intégration à leur nouvelle foi et pour les accompagner à se réinsérer dans la société.


Ce documentaire a été diffusé le mardi 17 avril 2018 à 20 h à la télévision de Radio-Canada. Je suis très reconnaissant envers les membres de l’équipe de tournage. Je crois qu’ils ont bien traduit mes intentions et les besoins que je voulais communiquer aux gens. J’ai entendu dire que plus d’un million de personnes ont vu ce documentaire et chaque jour, je reçois des demandes de bénévoles ou d’Églises qui désirent participer à ce travail de réconciliation. Merci, Seigneur !

Veuillez prier s’il vous plaît que je demeure attaché à Dieu tout comme l’a été Joseph à son époque... Même dans les moments difficiles. »


Wil Seppenwoolde, aumônier du Fellowship dans un établissement de soins à longue durée.

En janvier, lorsque j’ai amorcé mon travail, la situation était problématique : seize décès étaient survenus depuis le début de novembre et la fréquentation aux activités chrétiennes était à la baisse. Quelques résidents qui ont la foi ont fait de leur participation aux activités offertes une priorité. Eh bien, Dieu a assurément suscité du changement dans cet établissement de soins à longue durée où j’exerçais un ministère. J’ai donc commencé mon travail en présentant une étude biblique véritable les mardis,  j’ai agencé quelques tables et j’ai placé des exemplaires du Nouveau Testament en gros caractères en face de chaque chaise. Nous avons ainsi commencé par aborder le premier chapitre de l’Évangile de Jean verset par verset. J’ai présenté une étude biblique complète. Il semble que certains d’entre eux n’ont pas établi de liens entre l’Ancien et le Nouveau Testament et inversement. Ces gens viennent désormais chaque semaine, enthousiastes d’en apprendre davantage.


Le vendredi après-midi on a commencé à chanter des cantiques dans un salon au deuxième étage. Parce que j’ai passé tant d’années dans une Église de Christ et que j’ai bénéficié de communion fraternelle, je peux facilement entonner un chant de façon juste. Le nombre de participants a commencé à s’accroître au fur et à mesure que nous entonnions les cantiques les uns après les autres dans notre recueil de chants. D’une manière générale, je parle d’un cantique et de sa signification lorsque je la connais. Notre groupe s’est tellement agrandi que nous avons dû déménager nos rencontres à la chapelle. Nous devons maintenant nous rencontrer dans le hall du rez-de-chaussée, puisque notre groupe ne cesse de s’accroître.

Dieu a saisi ce jeune homme timide à l’époque, lui a enseigné à être à l’aise devant un rassemblement et lui a mis à cœur ceux et celles qui entament le dernier chapitre de leur séjour sur la terre. À Dieu soit la gloire ! Je sers un Dieu qui m’a façonné pour ce rôle il y a plusieurs décennies. Il m’a ensuite incité avec patience, mais également avec constance, jusqu’à ce que j’accepte le rôle pour lequel il m’a choisi. Dieu est bon, chaque instant de chaque jour.
— Wil, aumônier


Rencontre d’enrichissement pour les aumôniers ontariens

Le 25 octobre 2018, un séminaire d’enrichissement se tiendra pour les aumôniers ontariens du Fellowship où ils prendront part à une formation, à de la communion fraternelle et où ils pourront prier ensemble. Le conférencier de cet événement est le révérend Sunder Krishnan qui abordera les soins de l’âme ainsi que la vie de prière d’un aumônier.


Veuillez continuer d’intercéder pour les aumôniers du Fellowship qui exercent leur ministère souvent seuls, dans des contextes où il n’est pas toujours permis à nos Églises d’entretenir des liens ou de toucher les gens. Leur ministère de présence influence la vie des gens par l’amour de Christ.

Veuillez considérer soutenir l’un de nos aumôniers du Fellowship. Plusieurs d’entre eux doivent recueillir leur soutien personnel et celui de leur ministère. Bon nombre d’entre eux connaissent un manque à gagner dans leur soutien. Communiquez avec thopkins@fellowship.ca si vous voulez soutenir l’un d’entre eux.

Si vous désirez devenir aumônier du Fellowship, vous n’avez qu’à cliquer ici pour commencer et vous renseigner sur ce ministère et les étapes à suivre pour vous joindre à cette équipe croissante.


Que votre semaine soit bénie,

Steve

Veuillez prier pour trois missionnaires du Fellowship à l’étranger récemment envoyés
11 Septembre 2018

Notre division du Fellowship à l’étranger a envoyé récemment trois familles tant au Pakistan qu’au Québec. C’est toujours une joie et un privilège pour les responsables de notre division d’épauler nos Églises locales et de les soutenir dans l’envoi de leurs missionnaires. J’ai demandé à Dave Marttunen, directeur du Fellowship à l’étranger de vous présenter ces serviteurs de premier plan ainsi que la tâche qui les attend.



Les Qazi au Pakistan

À la mi-septembre 2018, Jamila et Nadeem Qazi seront mandatés par la Parkland Fellowship en Colombie-Britannique pour œuvrer à Karachi au Pakistan. À mon avis, c’est un couple confirmé et intrépide de faiseurs de disciples. Jamila et Nadeem s’installeront au sein d’une communauté qui connaît très peu l’Évangile. À l’aide de l’hospitalité, de programmes pour enfants, de récits, de lecture biblique, de chants, d’enseignement de l’anglais et de fêtes comme portails, ils se serviront de ces outils dans la vie de leurs voisins pour leur témoigner de Jésus. Leur vie, de concert avec leurs actions, susciteront de l’opposition. Par le passé, les dirigeants religieux des environs ont en effet recommandé à leurs voisins de les chasser hors de la région. Cependant, les gens de la collectivité ont cité les bonnes œuvres des Qazi et des nombreux avantages dont leurs enfants ont bénéficié et ont repoussé ces dirigeants religieux ! Des récits de deuil et de souffrance ont marqué tant la vie de Jamila que celle de Nadeem. Ils ont l’espérance de connaître Jésus en tant que leur Seigneur et leur Sauveur et sa puissance éclairée brille dans la vie de ces deux personnes. La devise « Attendez-vous à de grandes choses de la part de Dieu, aspirez à la réalisation de grandes choses pour Dieu! » est concrétisée par les Qazi.  



Les Nielsen au Québec

Eric et Valerie Nielsen ainsi que leurs deux enfants, Zachary et Julia ont déménagé à Saint-Jérôme au Québec en juillet dernier. Eric a obtenu un diplôme de maîtrise en Divinité en 2015 de la Trinity Evangelical Divinity School de Chicago. Il a ensuite entrepris un stage dans leur nouvelle Église d’attache, la Maple Avenue Baptist à Georgetown en Ontario. Sous la direction du pasteur James Seaward, Eric a centré son travail sur les jeunes adultes et sa passion de faire des disciples parmi les gens qui ont amorcé leur carrière et les étudiants universitaires à Montréal s’est vue confirmée. Pour concrétiser leur vision, Eric et Valerie vont d’abord parfaire leurs connaissances de la langue française avec un tuteur à Saint-Jérôme. Eric et Valerie ont réuni une équipe de soutien éprouvée parmi leurs familles, leurs amis, leurs collègues ainsi que d’Églises du Fellowship de l’Ontario. Ce couple servira en tant que catalyseur pour la formation de faiseurs de disciples. L’immigration ouverte au Canada signifie que les francophones de partout dans le monde feront de Montréal leur foyer. Les nations se trouvent dans notre voisinage! Au fur et à mesure que les gens viendront à Christ, nous envisageons cela par le soutien à l’AÉBÉQ, notre région francophone du Fellowship. Nous veillerons à ce que leur travail consiste à devenir une pépinière de mouvements formateurs de disciples parmi les nations francophones dans le monde.



Les Middleton au Québec

Chris et Sara Middleton et leurs deux garçons, Jude et Ethan ont été envoyés au Québec après avoir passé huit années au bureau du Fellowship à l’étranger. Chris et Sara ont chacun servi à titre individuel puis ensemble après leur mariage, en Turquie pendant huit ans et ont présenté l’Évangile à l’aide de méthodes créatives, et formé des disciples turcs. Un concours de circonstances a suscité leur retour au Canada. Tous deux ont entretenu un désir avoué de retourner en mission pour faire des disciples, mais ont d’abord cru que cette démarche les conduirait à un éventuel retour en Turquie. Cependant, au fil de leurs prières et des conseils qu’ils ont recherchés, le Seigneur a dirigé leur cœur vers le Québec. Ils se sont perçus eux-mêmes comme formés par Dieu pour soutenir les mouvements de formation de disciples au Québec en venant appuyer les dirigeants du Fellowship ainsi que les formateurs de disciples francophones. Notre région du Québec a demandé que Chris et Sara les aident pour orienter les missionnaires provenant de toutes les régions du monde qui sont envoyés dans leur région. Pour être en mesure d’établir des partenariats efficaces, Chris et Sara feront partie d’une équipe centrée sur l’orientation de nouveaux missionnaires dans la région au sein de la culture du Québec. Chris et Sara sont qualifiés de manière unique pour faciliter ces retombées. À l’heure actuelle, ils sont engagés à apprendre le français. Pour concrétiser cette démarche, Chris et Sara ont acheté une maison dans la région du grand Montréal, déménagé leur famille au Québec à la fin du mois de juin et commenceront leur apprentissage de la langue française. Ils sont dotés eux aussi d’un noyau de partenaires robustes parmi leur famille, leurs amis ainsi que des Églises du Fellowship en Ontario. Les Middleton concrétisent cette devise : Même si vous ne pouvez pas tout faire, n’hésitez pas à faire quelque chose. 

Un grand merci aux nombreuses Églises et aux donateurs qui ont généreusement soutenu ces trois familles. Veuillez continuer à prier pour eux dans les mois et les années qui viennent.


Que votre semaine soit bénie,

Steve

Soins de l’âme : prévention contre le surmenage
03 Septembre 2018

Aujourd’hui, c’est la fête du Travail, lorsque nous rendons hommage à tous les gens qui travaillent fort dans notre pays. Trop d’une bonne chose peut cependant occasionner un problème. Le surmenage est présent dans l’Église.

Richard J. Krejcir a effectué un sondage où il a découvert que 90 % des pasteurs ont déclaré qu’ils étaient souvent fatigués et épuisés. Par ailleurs, une enquête de Focus on the Family révèle que 80 % des pasteurs ont indiqué qu’ils étaient découragés dans l’accomplissement de leur tâche pastorale. Ces deux sondages ont montré que 70 % des pasteurs ont admis qu’ils n’avaient aucun ami intime.


Le surmenage se décrit par un épuisement émotionnel et une faible satisfaction.

La fréquence du surmenage chez les pasteurs en Amérique du Nord connaît une augmentation. La satisfaction du travail du ministère est l’un des indicateurs les plus importants du surmenage ; tout juste bon deuxième après les facteurs liés à la personnalité, comme le fait de ne pas avoir de bons mécanismes personnels d’adaptation, d’éprouver un désir irrésistible de plaire aux autres ou d’être dans l’incapacité de différencier le rôle de soi-même.


Il y a quelques années, les dirigeants pastoraux canadiens de plusieurs confessions de foi ont été interrogés et tous ont exprimé leur inquiétude liée à une pénurie de membres du clergé à venir dans les Églises évangéliques. Tout le monde recherche des moyens pour garder les pasteurs en santé, particulièrement les jeunes pasteurs. Les sondages démontrent sans cesse que les jeunes pasteurs ont porté la satisfaction liée à leur travail à la baisse comparativement à celle des pasteurs plus âgés. Comment pouvons-nous éviter le surmenage chez les pasteurs plus jeunes et ainsi prévenir la perte de leur service fructueux du ministère pastoral pendant les décennies à venir ?

En 2015, Thom Rainer a été conférencier lors de notre Congrès national du Fellowship à Gatineau au Québec. Ses recherches et ses conseils d’ordre pratique aux pasteurs ainsi qu’aux Églises sont renommés. Dans un bref article intitulé Du surmenage à la vision (en anglais seulement) From Burnout to Vision, il a évoqué comment les pasteurs sont passés du surmenage à la vision grâce à l’adoption de douze comportements différents. Il s’est adressé à dix-sept pasteurs victimes de surmenage, qui ont recouvré la santé et se sont engagés à nouveau dans des ministères palpitants.


Thom leur a demandé ce qu’ils ont fait pour renverser les noirs effets du surmenage. Il a formulé leurs réponses en douze comportements qu’ils ont adoptés que voici :

  1. Consacrer davantage de temps à la prière et à la Parole de Dieu.
  2. Oser rêver à nouveau.
  3. Cesser la comparaison.
  4. Entretenir des relations avec des gens non chrétiens.
  5. Faire passer mon centre d’intérêt du négatif au positif.
  6. Apprendre à s’amuser.
  7. Mettre fin à des relations épuisantes.
  8. Exprimer régulièrement de la reconnaissance.
  9. Consacrer plus de temps à accomplir ce qui donne de l’énergie.
  10. Améliorer sa condition physique.
  11. S’engager à adopter un esprit de serviteur plus grand.
  12. Commencer à prier pour ma communauté.

1888 - 5CLERGY 

Notre Fellowship offre, en collaboration avec Focus in the Family, un service à tous les pasteurs du Fellowship, à ses missionnaires, à ses aumôniers ainsi qu’à leurs familles. Les membres du clergé peuvent téléphoner au service d’assistance téléphonique « Clergy-Care » : 1 888-5 CLERGY pour obtenir de l’aide. Vous pourrez bénéficier d’une conversation téléphonique confidentielle avec un conseiller chrétien accrédité qui sera heureux de vous parler lors de deux ou trois appels avant de vous référer si cela s’avère nécessaire à un conseiller chrétien de votre région. Par ailleurs, le régime de soins de santé du Fellowship offre également une couverture pour les frais d’un conseiller.

Ne tardez pas. Si vous êtes dans un état de souffrance prolongée à caractère psychologique, commencez par faire un appel confidentiel au 1 800 5CLERGY. Nous sommes responsables de gérer nos soins de l’âme... Téléphonez sans tarder. Cliquer ici pour obtenir davantage de renseignements sur le ministère de soins du clergé du Fellowship.


Recevez nos chaleureuses salutations en Christ,

Steve


P.S.  Octobre est le mois d’appréciation des pasteurs. Que prévoyez-vous pour encourager votre pasteur et sa famille en octobre prochain ?

Devrions-nous cesser d’utiliser des expressions comme « né de nouveau, sauvé ou converti&#8201
27 Août 2018

C’est John Newton qui a écrit ces mots bien connus :

« Grâce infinie de notre Dieu
Qui un jour m’a sauvé.
J’allais errant de lieu en lieu
Quand il m’a retrouvé. »



Les paroles de ce cantique, chantées tant dans les Églises que dans les stades, aspiraient à saisir l’œuvre salvatrice de Christ dans la vie d’une personne pécheresse sauvée par grâce. Les mots « sauvé, converti ou né de nouveau » ont cependant mauvaise réputation ces jours-ci. Devrions-nous continuer de les utiliser pour autant ?

Je ne traiterai pas de cette question en particulier. J’imagine que d’autres mots pourraient facilement les remplacer. Cependant, l’une des clés du christianisme évangélique repose sur la conviction que le « conversionnisme » est une nécessité.

En effet, le concept de la conversion se retrouve tout au long du Nouveau Testament. Les auteurs de l’Évangile se servaient des mots « metanoia » (le fait de changer votre pensée, de se repentir), « epistrephein » (de se détourner), « nouvelle naissance » (1 Pierre 1.3) et « nouvelle création » (2 Corinthiens 5.17). Tous ces mots servaient à décrire les gens qui se détournaient de leurs allégeances anciennes pour en adopter une nouvelle envers Christ.


Ce retournement semble différer dans sa forme selon les personnes, cependant, un retournement identifiable est véritablement expérimenté. « La lumière de la confiance » vécue par Augustin dans son cheminement envers le monachisme, la conversion soudaine de Luther après des années de lutte intérieure, le cœur étrangement empressé de Wesley après des années de religiosité, et des milliers de personnes répondant à l’appel lors de croisades de Billy Graham, le sentiment d’appartenance avant de croire qui semble survenir lors des rencontres dans des Églises locales, lors de réunions autour d’un repas d’Alpha et de Christianity Explore. Tous ces récits ont en commun la réalité qui consiste à se détourner de ses anciennes allégeances pour en embrasser de nouvelles envers Christ. N’oublions jamais la nécessité d’appeler les gens à changer et pas seulement à les convier à prendre simplement une décision.


Au cours des de ces dernières années, la Willow Creek à Chicago et Bill Hybels ont admis qu’un nouvel accent selon lequel il faut faire des disciples, pas seulement de convier les gens à prendre une décision était nécessaire. Leur ouvrage intitulé REVEAL sur ce sujet a suscité beaucoup de réflexion, d’études et d’autres livres à ce propos. C’est ainsi qu’une grande place a été accordée à notre appel à faire des disciples plutôt que des convertis. L’échelle d’Engel a mis l’accent sur la démarche qui permet à beaucoup de personnes de prendre une décision. Ainsi, les communautés « missionales », c’est-à-dire centrées sur la mission ont constitué un moyen d’aller vers les gens et de les convier à une telle démarche. L’évangélisme est devenu ou devient le déversement naturel qui découle de notre vie quotidienne en Christ. Il ne s’agit pas d’un simple outil, ni même d’un ministère. Aucun d’entre eux n’est mauvais, mais ils sont optimisés lorsqu’ils sont vécus au grand jour au sein de la communauté.


Dans ce contexte et cette compréhension de la démarche de conversion et de la nature fondamentale de faire des disciples au sein de l’Église locale, serait-ce possible que le « conversionnisme » soit ainsi évacué ? Abandonnons-nous un tel langage parce que nous voyons les failles de faire des disciples survenues à la fin du XXe siècle ? Hem...

Je me rappelle d’avoir entendu l’un de mes amis pasteurs, merci, John, dire dans l’un de ses sermons : « Si vous n’êtes pas certain du moment où vous avez décidé de devenir chrétien, peut-être que vous ne l’êtes pas... En effet, un tel événement transformateur est mémorable ! » Sage conseil.

La décision peut survenir au fil du temps ou lors d’un moment précis, mais elle doit néanmoins avoir lieu.


La formation de disciples : thème de l’édition 2018 du CNF



Inscrivez-vous à notre prochain Congrès national du Fellowship en cliquant ici ! qui se tiendra à Richmond en Colombie-Britannique du 12 au 14 novembre 2018.

Nos conférenciers, Jeff Vandersteldt de SOMA et de Missional Communities et Paul Watson de Disciple Making Movements nous mettrons tous au défi de travailler à « faire des disciples ». Nous aurons également l’occasion de voter sur deux documents importants lors du CNF 2018 : notre nouvelle politique sur le mariage et la sexualité humaine ainsi que le nouveau statut, l’article 15.1 qui définit l’autorité de tous les documents nationaux. Ces documents seront envoyés à toutes les Églises du Fellowship en septembre.


Que votre semaine soit bénie,

Steve