Cybercarnet

Steve Jones, le président du Fellowship, encourage et met au défi les membres de la famille du Fellowship par ses courriels hebdomadaires.  Nous sommes heureux de vous annoncer que vous pouvez maintenant consulter ces courriels en ligne chaque semaine.

Nous espérons que vous aussi, vous serez encouragés et mis au défi par ces réflexions hebdomadaires de Steve.

 


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Le festin de Babette... une parabole de Noël
10 Décembre 2018

Certains d’entre nous peuvent trop festoyer à Noël... Certains d’entre nous se souviendront de la publicité des années 70 : « Je ne peux pas croire que j’ai tout mangé ! »

Dans le film intitulé Le festin de Babette, nous découvrons une belle parabole des merveilles de Noël. Écrit par Karen Blixem, auteure danoise qui a vécu de 1914 à 1931 au Kenya sur une ferme dans une plantation de café. Elle est reconnue pour son autre livre La ferme africaine adapté au cinéma en 1985 sous le titre Souvenirs d’Afrique ou Out of Africa, qui mettait en vedette Meryl Streep et Robert Redford. Cette auteure, revenue au Danemark, a commencé à écrire sous un nom de plume, Isak Dinesen, et a rédigé le conte intitulé Le dîner de Babette. Il y a quelques années, j’ai regardé l’adaptation cinématographique de cette nouvelle, intitulée Le festin de Babette. J’ai été profondément touché par cette parabole de la merveilleuse grâce de Dieu à Noël.



Permettez-moi cependant de vous en faire le récit dans ce cybercarnet un plus long que d’habitude.

L’histoire se déroule dans un misérable village de pêcheurs sur les côtes norvégiennes. Dans le film, il s’agit d’un village côtier au Danemark. Les rues sont boueuses, les toits des maisons sont de chaume et le village est pauvre. Les gens suivent un austère pasteur luthérien à la barbe blanche. Les villageois de Norre Vosburg renoncent à tout bien terrestre. Vêtus de noir, leur régime alimentaire consiste à de la morue bouillie et à de la bouillie de pain et de bière.

Ils se réunissent le jour du sabbat et entonnent des cantiques de la nouvelle Jérusalem, tout en subissant et même en tolérant leur vie ici-bas sur terre. Le vieux pasteur avait eu deux filles fort jolies : l’aînée, Martine, nommée ainsi en souvenir du grand réformateur Martin Luther et la cadette, Philippa, dont le nom évoquait la mémoire de Philippe Melonchton, brillant disciple de Luther. Les villageois avaient l’habitude de fréquenter l’Église simplement pour admirer ces deux beautés.

Un jour, un jeune et beau cavalier a aperçu Martine et a voulu l’épouser. Cette dernière a refusé ses avances : tout ce qu’elle désirait, c’était de s’occuper de son vieux père. Par la suite, ce cavalier avait fini par épouser une jeune aristocrate.

Un autre jour, le plus grand chanteur d’opéra du jour, Achille Papin, un français, avait entendu Philippa chanter. Conquis, il voulait qu’elle le suive à Paris pour qu’il en fasse une vedette. La jeune fille et son père ont refusé cette offre. Se sentant rejeté, Achille Papin a alors quitté le village.

Quinze années passèrent. Le vieux pasteur est décédé et les deux sœurs sont demeurées célibataires. Elles avaient tenté de poursuivre la difficile et austère mission de leur père. La petite congrégation s’était divisée à la suite d’un conflit et seules quelques personnes y étaient restés fidèles pour participer au culte d’adoration, le jour du sabbat. Les deux sœurs ont continué de faire bouillir du pain pour les aînés édentés de leur Église.


Un soir, lors d’une épouvantable tempête, les deux sœurs ont entendu quelqu’un frapper à leur porte. Une femme s’est évanouie sur le pas, épuisée et ne parlant pas un mot de danois. Elle avait fui Paris pendant la guerre civile. Ses amis et sa famille avaient été tués. Tout ce dont elle possédait était une note de la part d’un chanteur d’opéra qui leur demandait gentiment de bien vouloir la recueillir. Cette note se lisait ainsi : « Babette sait faire la cuisine. »

Elles l’ont ainsi recueillie. Babette est devenue leur cuisinière et leur ménagère pendant les douze années qui ont suivi. Elle a cuisiné la morue et préparé la bouillie pour ces fidèles luthériens. Personne n’a interrogé Babette sur son passé. Quelle ne fut pas la surprise de Martine et de Philippa lorsque Babette a reçu une première lettre de Paris après qu’elle ait vécu avec elles pendant douze ans. Selon toute vraisemblance, l’une des amies de Babette avait continué à lui acheter un billet de loterie à chaque année et elle avait finalement remporté le gros lot de 10 000 francs.

Les deux femmes ont pensé que Babette allait les quitter, mais elles furent surprises qu’elle ait choisi de demeurer avec elle.

Les deux sœurs s’apprêtaient à célébrer le centième anniversaire de naissance de leur père lors de l’arrivée de Babette.

Cette dernière avait demandé de pouvoir cuisiner le repas de cette fête. Puisqu’en douze ans, elle n’avait jamais rien demandé... Elle plaida alors sa cause.

Et les deux femmes acceptèrent. Il était cependant entendu selon leur petit ordre religieux que personne ne passerait de commentaire ou ne tirerait aucun plaisir du repas confectionné par Babette.

Il est facile d’imaginer combien le régime strict composé de morue pochée et de bouillie avait fait perdre le goût aux membres de cette congrégation.

C’est ainsi que Babette commanda des provisions et que beaucoup d’aliments exotiques arrivèrent.

Les gens de cet austère village purent jeter leur regard sur des choses merveilleuses. Ainsi, des ouvriers se présentèrent avec leurs brouettes chargées de petits volatiles, une tête de bœuf, des truffes, des faisans et autres étranges créatures. Même une tortue vivante montrait sa tête en regardant tout autour pendant qu’on l’emmenait à la cuisine.

C’est le 15 décembre en cette soirée enneigée que la fête a commencé ! Les gens prirent place autour d’une table dressée de fine porcelaine, d’argenterie, de chandelles et de feuillages sempervirents. Même le bel officier de cavalerie, devenu maintenant général et plus de ses trente soldats étaient présents à cette occasion. Tout en goûtant ces plats qui leur étaient étrangers les uns après les autres, les villageois ne prononcèrent aucune parole et l’expression acariâtre de leurs visages demeura imperturbable. Si bien que Babette se demanda pourquoi ils ne profitaient pas de ce repas !

À l’opposé, le général était comblé par les merveilles gastronomiques qui flattaient son palais. Il ne tarissait pas d’éloges tout au long de ce repas. Quelque chose cependant s’était amorcé. En effet, les villageois commencèrent à tirer plaisir de ce fabuleux festin qui s’offrait à eux. Devant ces agapes imméritées qu’on leur présentait, ils commencèrent à se ragaillardir.

Délassés, leur langue déliée, ils commencèrent à se remémorer les jours passés. Deux frères confessèrent leurs fautes l’un à l’autre et se réconcilièrent. Deux femmes qui ne s’adressaient plus la parole depuis plus de dix ans ont commencé à se sourire et à se parler à nouveau. Une petite vieille a roté et un frère, à ses côtés s’est écrié : Alléluia ! Ils ont tous ri de bon cœur... Ce qui ne s’était pas arrivé depuis des années !

Saisi d’exaltation par cette occasion et submergé par ce festin somptueux offert en cadeau, le général se leva pour prononcer un discours.


Le récit se conclut ainsi : les vieux paroissiens se tenaient les mains autour de la fontaine de leur village et entonnaient de charmants cantiques, en témoignage de leur foi. Voilà une scène de communion véritable où les gens se réjouissent de la bonté et de la grâce de Dieu.

C’est ainsi que le festin de Babette a ouvert la voie et pour la première fois depuis des années, la grâce a surabondé parmi ces villageois à la triste mine.

L’auteure souligne : Lorsqu’ils se relevaient couverts d’une neige immaculée, il semblait que leurs péchés avaient été lavés à l’exemple de la laine blanche des agneaux.[1]

La dernière scène du film se passe à la cuisine. Babette est seule, assise parmi ses chaudrons, ses casseroles, les os, la graisse, les bouteilles vides et les épluchures de légumes. Elle n’avait pas eu sa part de cette soirée bénie. Exténuée, elle avait le même air que lors de son arrivée douze années auparavant au milieu de la tempête. Elle était complètement épuisée, le regard semblable à celui de Jésus cloué à la croix. Martine et Philippa l’ont alors complimentée pour son repas et lui ont dit qu’elles s’ennuieraient d’elle lorsqu’elle retournerait à Paris. Babette les regarda et leur déclara qu’elle n’avait pas l’intention de retourner à Paris. Elle avait ainsi dépensé les 10 000 francs pour le repas qu’ils venaient de déguster. Les deux femmes furent saisies et ébranlées par le prix qu’avait coûté ce dîner. Elles n’avaient rien fait sauf de permettre à Babette de vivre avec elles, à titre de ménagère et de cuisinière, faisant d’elle leur servante. Et elle avait préparé ce somptueux festin, cadeau non mérité, pour elles !

Les fervents de la morue et de la bouillie ne font que commencer à comprendre toute la délicatesse d’une soupe de tortue et du faisan sous cloche.

Dans son récit, Le dîner de Babette, Isak Dinesen évoque sans l’ombre d’un doute la jouissance des richesses et des trésors de la grâce de Dieu. Elle nous met au défi de cesser de nous contenter de morue bouillie, et de montrer nos visages austères et religieux. Elle désire que ses lecteurs profitent pleinement de la grâce de Dieu et même des plaisirs qu’elle nous offre.

Un pasteur baptiste bien connu, l’auteur et théologien John Piper, qualifie cette attitude d’hédonisme chrétien !


Ces deux mots ont l’air mal assortis. À première vue, ils semblent s’opposer, aux antipodes l’un de l’autre. Ainsi, un hédoniste est quelqu’un qui ne vit que pour le plaisir. Un chrétien hédoniste selon M. Piper est un disciple de Christ qui a appris à profiter des plaisirs de la grâce de Dieu, de sa miséricorde et de son amour.

Le dîner de Babette n’est pas le simple récit d’un bon repas, mais bien d’une merveilleuse parabole de la grâce de Dieu.

Il s’agit du récit d’un don de très grand prix pour le donateur, mais qui ne coûte rien à son bénéficiaire.

Isak Dinesen ne laisse aucune équivoque à cet égard lorsqu’elle permet au général de son récit de se lever pendant le repas pour prononcer un discours. Il se lève et s’exprime ainsi :

On nous a dit à tous que la grâce se trouve dans tout l’univers. Mais notre sottise humaine et nos connaissances bornées nous font croire que la grâce divine a des limites, et c’est pourquoi nous tremblons. […] Nous tremblons avant d’avoir fait notre choix dans la vie, et après, quand ce choix est fait, nous tremblons encore, de peur d’avoir mal choisi. Mais l’heure arrive où nos yeux s’ouvrent, et nous voyons alors que la grâce n’a pas de bornes. La grâce, mes amis, ne nous demande rien : il nous faut seulement l’attendre avec confiance et la recevoir avec gratitude.[2] (Soulignement ajouté)

Douze ans auparavant, Babette était arrivée au milieu de gens sans grâce. Bien sûr, ils avaient entendu des sermons sur la grâce des années durant. Après avoir entendu de tels sermons sur la grâce, semaine après semaine, chacun quittait l’église et tentait de gagner les faveurs de Dieu pendant la semaine suivante. Ils avaient tenté cette entreprise par leur vie religieuse et pieuse, par le renoncement aux plaisirs du monde. Ils cherchaient la performance plutôt que de vivre par la grâce.

La grâce de Dieu est venue sur eux au moyen d’un festin. Le dîner de Babette, le festin de toute une vie était un somptueux repas offert à des gens qui n’avaient aucun moyen de se l’offrir ni de le gagner et qui n’en étaient même pas dignes !


Mais, c’était sans importance, parce que la grâce est venue sur ces gens comme elle le fait toujours : entièrement gratuite, à titre gracieux, avec les compliments de la maison !

Chers amis, abandonnons nos ambitions, la performance et mettons fin à notre quête de gagner les bonnes grâces de Dieu par nos moyens. Une personne a déjà entièrement payé pour nous. Alors, profitez du festin et devenez ainsi un chrétien hédoniste.

Que votre Noël soit joyeux et béni !


Que votre semaine soit bénie,

Steve

 

[1] Le dîner de Babette, Karen Blixen, traduit du danois, éditions Gallimard, Paris 2011.
[2] Le dîner de Babette, Karen Blixen, traduit du danois, éditions Gallimard, Paris 2011.

Quelle est la valeur de votre congrégation ?
03 Décembre 2018

Quelle est la valeur des services de votre congrégation dans sa collectivité ? Y avez-vous déjà pensé ? Vous le devriez.

Depuis janvier 2018, un comité sénatorial étudie le domaine de la bienfaisance au Canada. Les membres de ce comité doivent rendre leur rapport ce mois-ci. L’Alliance évangélique du Canada a souligné que tous les pays occidentaux qui ont effectué ce genre d’étude ont dû composer avec d’importants changements proposés sur la manière que le gouvernement considère les organismes de charité et les lieux de culte religieux.

En effet, la question du paiement de taxes foncières par les Églises, l’émission de reçus annuels à des fins fiscales aux donateurs ainsi que beaucoup d’autres facteurs sont ainsi pris en considération.


À l’heure actuelle, l’Église au Canada dispose de très peu de données quantifiées qui montreraient la valeur ajoutée véritable que nos Églises apportent au sein de nos collectivités. Nous savons que cela est vrai ; les données sur papier demeurent cependant rares. Les membres du Conseil municipal de chacune de nos villes doivent entendre à quel point nos Églises exercent une importante influence socioéconomique dans la collectivité. S’ils choisissent d’imposer des taxes à nos Églises, les empêchant ainsi de poursuivre leurs ministères d’assistance au sein de la collectivité, qu’en coûterait-il à la municipalité pour offrir ces mêmes services ? L’argent parle parfois... Très fort.

Le projet Halo

Notre Fellowship a amorcé une étude pour évaluer les retombées socioéconomiques qu’une Église moyenne du Fellowship exerce sur sa collectivité.

Ainsi, cet automne, Halo Canada effectuera des sondages auprès de quelques-unes de nos Églises au Canada. À cet effet, des Églises de différents horizons ont été choisies par les responsables de nos cinq régions, y compris des Églises en ville, en banlieue et en milieu rural ainsi que de petites, moyennes et vastes Églises. L’objectif est la découverte de notre projet Halo au sein d’une collectivité.

Les projets Halo récents au Canada

Un récent projet Halo à Toronto, composé de dix congrégations, a permis de découvrir qu’elles offraient l’équivalent de 45,4M$ en services au sein de leur collectivité en un an.

Un projet Halo Canada, où trente Églises ont été étudiées, a permis de découvrir qu’elles offraient l’équivalent de 69,8M$ en services, ou qu’un projet Halo suscitait en moyenne 2,3M$ environ dans sa collectivité.  Dans cette étude, la fréquentation moyenne de chacune de ces congrégations était de 100 personnes, soit 12 535 adorateurs fréquentant ces congrégations. CLIQUER ICI pour vous familiariser davantage avec les avantages de l’étude du projet Halo.

CN Tower

 
Le projet Halo du Fellowship

En juin 2018, Sphera Research a effectué une brève étude de l’effet Halo exercé sur une Église du Fellowship moyenne. Nous avons ainsi découvert, à l’aide des données de l’ARC recueillies auprès de 420 Églises du Fellowship, que notre Halo national est évalué à 417 300 000 $, soit 379,2M$ dans les milieux urbains et 38,1M$ dans les milieux ruraux.

Nous avons pris la décision de creuser davantage en menant une étude dirigée portant sur les avantages socioéconomiques suscités au Canada par nos communautés de foi, nos Églises en l’occurrence. Ce qui deviendra une preuve quantifiable pour le gouvernement à l’échelle fédérale, provinciale et municipale lorsque leurs responsables prennent des décisions concernant le domaine de la bienfaisance au Canada. Le projet Halo du Fellowship devrait être complété au printemps 2019.


Le chercheur Halo retenu par nous a indiqué que la facture moyenne de la taxe foncière d’une église moyenne au Canada pourrait être de l’ordre de 150 000 $ annuellement. Ce qui pourrait avoir un effet néfaste auprès de bon nombre de nos Églises qui offrent beaucoup de services au sein de leurs collectivités. Pour certaines congrégations, cela entraînerait leur fermeture définitive.

Pourquoi nous avons besoin de cette information

Les temps changent ! Ne perdons jamais de vue l’accomplissement de notre première mission qui consiste à faire des disciples. Nous devons cependant nous pencher sur la société dans laquelle nous vivons et son amnésie du christianisme en croissance. Les autorités civiles ont besoin de preuves, de données tangibles que l’Église au Canada produit d’importantes retombées sur nos collectivités. L’an dernier, l’effet Halo du secteur de bienfaisance et de l’Église au Canada était de 17,7 milliards de dollars en avantages socioéconomiques. Soit l’équivalent de 1,1 % du PIB. Après le gouvernement fédéral, les institutions religieuses sont les plus importants propriétaires fonciers au Canada détenant ainsi 16,7 milliards de dollars dont 4,2 milliards de revenus provenant de dons.

Les organismes de bienfaisance et les Églises produisent d’importantes retombées au Canada. Nos politiciens doivent être mis au courant des bonnes œuvres qui surviennent quotidiennement sans qu’aucun dollar provenant des coffres de l’état ne soit dépensé. Le projet Halo du Fellowship constituera un outil pour aider à communiquer cette vérité.


Que votre semaine soit bénie,

Steve

Immerse, une brillante réussite née du Fellowship
26 Novembre 2018

Vous avez le bonjour de Steve... Au fil de plus de ses soixante ans d’histoire, notre famille du Fellowship a reconnu trois institutions théologiques :

  • SEMBEQ à Montréal au Québec
  • Heritage à Cambridge en Ontario
  • Northwest Langley en Colombie-Britannique



Pendant des décennies, elles ont bien servi nos congrégations dans la formation de nos pasteurs, de nos implanteurs d’Églises, de nos aumôniers en devenir ainsi que du personnel d’Église et des dirigeants pastoraux.

Ces récentes années, on a beaucoup écrit sur la meilleure manière de former ces dirigeants et sur les transitions qui doivent être prises en considération par les institutions théologiques. J’ai eu la joie d’observer comment la Northwest, notre école, a tenté une expérience d’envergure qui porte beaucoup de fruits à l’heure actuelle. Je me rappelle bien le jour où je me suis entretenu avec Kent Anderson, recteur de cet établissement qui m’a présenté les planifications que lui-même, ainsi que David Horita, directeur du Fellowship du Pacifique et d’autres envisageaient. Il s’agissait d’une approche de formation théologique centrée sur l’Église et sur les compétences des candidats. C’était il y a sept ans... Beaucoup d’événements sont survenus depuis.

Le récit de Immerse à Northwest

Le recteur Kent Anderson a fait le récit de Immerse au cours de l’année qui s’achève dans la publication de Northwest. Il relate la reconnaissance récente par l’Association of Theological Schools (ATS), organisme d’accréditation, en faveur de l’expérience d’Immerse.


J’ai pensé qu’il méritait un plus vaste auditoire et voici à cet effet, un extrait de l’article de Kent Anderson.

Le Northwest existe pour servir nos Églises. Rien ne nous anime davantage que notre passion à être utile aux congrégations que Dieu nous a appelés à servir.

Voilà pourquoi il a été plus qu’ encourageant d’être conviés à prendre part au récent Congrès de l’ATS à Orlando en Floride portant sur les Églises et leurs contextes de confessions de foi. L’accès à cet événement est gratuit aux séminaires, à la condition que leur doyen, le président de leur Conseil ainsi que le représentant de leur confession de foi y soient présents. Nous avons été particulièrement honorés de raconter le récit de la relation de Northwest et du Fellowship du Pacifique en plus de relater l’exemple de notre cas. David Horita, Dennis Wasyliw et moi-même étions ravis d’être d’accord.

Trois études de cas ont été ainsi présentées dans le cadre de cet événement. La première portait sur un réseau d’écoles principales de confession de foi qui décrivait un profond dysfonctionnement administratif. La deuxième traitait d’un vaste séminaire orthodoxe de l’Est en proie à des scandales publics depuis des années dans ses relations avec les Églises. Le ton de notre récit était véritablement différent.

Notre tour est venu à la fin des rencontres, ce qui suppose que les organisateurs de ce Congrès voulaient conclure cet événement sur une note positive. « Nous voulons conclure sur une note d’espoir, par le récit d’une école qui a réussi dans ses relations avec ses Églises. » Après une telle introduction, nous avons été ravis, David, Dennis et moi de raconter notre récit.

Le fait que les responsables de l’Association of Theological Schools, à l’échelle de l’Amérique du Nord, lors de leurs recherches d’une école qui a réussi à servir ses Églises, aient choisi Northwest revêt une grande importance pour moi. De toutes les réussites dont nous pouvions parler au cours des récentes années, je suis très heureux de celle-ci. Nous pouvons faire davantage et nous le ferons, mais je suis encouragé par cette affirmation selon laquelle nous sommes sur la bonne voie.

Qu’est-ce donc que les responsables de l’ATS aient vu en nous qui leur a permis de nous distinguer pour l’excellence de notre service à nos Églises ?

Il était évident que notre programme Immerse a retenu leur attention. C’est cependant le récit de la genèse de ce programme qui les a le plus impressionnés. En effet, la plupart des responsables des séminaires comprennent leur besoin de servir les Églises. Northwest a sublimé un tel intérêt. Nous avons résolu que si nous voulions véritablement être efficaces dans notre service aux Églises, ce n’était qu’avec le concours de ces dernières que nous y parviendrions. Nous savions que le simple fait de raconter aux Églises ce qui selon nous serait la meilleure façon d’y arriver ne serait pas suffisant. À l’évidence, il nous faudrait écouter nos Églises et travailler de manière collaborative à l’élaboration d’un aboutissement dont chacun s’approprierait, à un degré d’engagement réparti équitablement.

Ce qui signifiait que nous devrions abandonner certaines choses. Ainsi nous ne pouvions contrôler les retombées de cette initiative si nous voulions vraiment accomplir quelque chose de différent de ce que nous avions offert dans le passé. L’institution qu’était le séminaire devait compter moins pour nous que la valeur de l’Église. Les responsables des séminaires ont toujours perçu ces établissements comme des organismes de service, consacrés d’abord et avant tout à l’Église. Nous pensions de même. Pourtant, il était beaucoup plus facile de proclamer ce genre d’engagement que de le mettre en pratique.

Il a fallu des mois à l’élaboration de Immerse, en consacrant un dialogue en profondeur avec le Fellowship et les dirigeants pastoraux. Il ne suffirait pas à la faculté de dire à l’Église quelles retombées compteraient. Ce genre de choses devait être discerné de manière concertée. La conversation était parfois douloureuse lorsque nous écoutions les autres. Nous façonnions petit à petit un ensemble de retombées éventuelles que chacun pouvait soutenir et vers lesquelles chacun pouvait tendre avec passion.

Kent Anderson
Recteur de Northwest


Depuis les dernières années, nous avons connu des résultats encourageants. Les étudiants inscrits à Immerse, selon le modèle éducatif de formation théologique fondé sur la compétence, figurent déjà au placement pastoral à long terme dans nos Églises du Fellowship lors de la collation des grades. Telle est la force de cette école et de la région qui travaillent en étroite collaboration.

La portée de Immerse rayonne

Au cours des dernières années, SEMBEQ, notre école théologique au Québec, a formé un partenariat avec Northwest pour ainsi commencer sa propre version de Immerse parmi les Églises et les étudiants francophones.

Par ailleurs, le Fellowship à l’étranger, notre propre mission, a également conclu un partenariat avec Immerse auprès de deux de nos premiers étudiants, qui se préparent au service missionnaire tant au Japon qu’au Pakistan. Permettez-moi de vous les présenter :

Adam Pietrantonio a été nommé pour le service missionnaire au Japon.

 

Kevin et Micaela Miller ont été nommés pour le service missionnaire au Pakistan.



Le Fellowship à l’étranger a également adopté Immerse dans les Églises auprès desquelles nous travaillons en Colombie. Des projets prometteurs pour mettre sur pied Immerse sont également dans la mire de nos missionnaires au Liban.

Le pouvoir d’un rêve a vu le jour par un partenariat collaboratif qui a pour résultat la multiplication. À Dieu soit la gloire !


Que votre semaine soit bénie,

Steve

la parabole des trois arbres
19 Novembre 2018

Chers pasteurs, missionnaires, aumôniers et amis,

Vous avez le bonjour de Steve. Connaissez-vous la parabole des trois arbres ?


Un jour, on planta trois jeunes arbres les uns près des autres. Ils grandirent ensemble, profitèrent du soleil, des minéraux et de l’eau. Ils se transmirent également leurs rêves et leurs aspirations.

Ils désiraient tous trois devenir grands et vivre des centaines d’années. Au nord de la Californie, un séquoia Redwood, surnommé « Le président » mesure plus de 91 mètres et 8,23 m de diamètre et a 3 200 ans. Un autre, Redwood, qui pousse non loin de ce dernier, surnommé « Le général Sherman » est encore plus grand.

Les trois arbres ont continué à nourrir de grands rêves à propos des grandes retombées qu’ils susciteraient dans la forêt. Cependant, un bûcheron les a abattus tous les trois avant qu’ils aient eu le temps d’exercer la moindre retombée à laquelle ils aspiraient tant.

Le premier arbre a été taillé pour devenir une mangeoire, le second un banc de barque et le troisième la poutre d’une croix. Ces arbres ont été déçus. Ils étaient devenus des objets si ordinaires, qui ne susciteraient aucune retombée importante ou visible dans le monde. Ils sont devenus déprimés.

Mais peu après ils ont compris pourquoi ils avaient été transformés en objets ordinaires. Chacun d’entre eux servirait à un charpentier, qui deviendrait leur maître. L’auge deviendrait la mangeoire dans laquelle l’Enfant Jésus serait déposé. Le banc de la barque servirait de tribune à Jésus lorsqu’il était à bord de l’embarcation lui permettant de prêcher les béatitudes à des milliers de gens. Enfin, la poutre de la croix serait celle à laquelle notre Sauveur serait cloué pour la rédemption de l’humanité tout entière.


Ces trois arbres ne pouvaient s’imaginer que leurs aspirations à la grandeur prendraient cette forme. C’est ainsi que leur déception s’est transformée en joie.

Au fur et à mesure que nous prenons de la maturité en tant que disciples de Christ, nous devons bien souvent abandonner nos rêves, nos objectifs, nos valeurs, nos priorités et nos désirs : notre maturité spirituelle en dépend.

Nous aspirons à devenir un coffre au trésor rempli de bijoux, de pièces d’or et de richesses. Dieu nous appelle cependant à devenir une auge pleine de nourriture qui rassasie l’âme de ceux qui cherchent Jésus.

Nous aspirons à atteindre des sommets, vers les hauteurs d’un grand voilier pour être aperçu des kilomètres à la ronde. Cependant, Dieu nous appelle au service plus modeste d’un simple banc de bois où les gens peuvent trouver du réconfort. Ils ne remarquent jamais ce banc, mais ils l’apprécient lorsqu’ils le trouvent.

Ne commettez pas l’erreur de penser que la grandeur se trouve dans les choses prisées par le monde. Ainsi, les trois arbres ont trouvé la grandeur là où ils ne l’auraient jamais imaginée.

La grandeur se trouve dans la sobriété. En fait, Dieu nous dit qu’il résiste aux orgueilleux. La pertinence se révèle dans l’humilité.


Tel est le chemin qui conduit à la croix. Saisissez la seigneurie de Christ dans votre vie.

Quel rêve, quelle valeur, quelle priorité déplacée ou quel objectif vient en opposition avec votre marche pour devenir semblable à Christ ? Laissez le grand charpentier tailler votre offrande et vous transformer pour faire de vous quelque chose de plus grand que ce dont vous aspirez. Il aime utiliser les objets ordinaires pour les transformer en instruments extraordinaires !


Que votre semaine soit bénie.

Steve